mercredi 7 février 2018

66 minutes pour la CCNT 66



Il y a urgence à réagir et à se mobiliser pour stopper cette spirale infernale qui détruit toutes les valeurs fondatrices du secteur, met à mal des milliers de travailleurs sociaux et impacte gravement la prise en charge des usagers !
TOUS ENSEMBLE DANS L’ACTION !
L’UFAS CGT appelle tous les salarié.e.s du secteur social et médico-social :
  • A débrayer dans tous les établissements, durant 66 minutes (en référence à la CCNT66) ce même jour, à partir de 10 heures.
  • A tenir des AG du personnel.
  • A interpeller les directions et les conseils d’administration sur la base des revendications portées par les salarié.e.s
Pour lire et télécharger le tract : cliquez ici



samedi 3 février 2018

Fin de l’opposabilité des conventions collectives, quelles conséquences pour les salariés ?




Article 70 de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale :
FIN DE L’OPPOSABILITÉ DE L’AGRÉMENT des Conventions Collectives et Accords d’Entreprise,
QUELLES CONSÉQUENCES POUR LES SALARIÉS ?
La Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) a inscrit dans son article 7O la fin de l’opposabilité des Conventions Collectives nationales de Travail (CCNT) et des accords d’entreprise aux financeurs (Agences Régionales de Santé, Conseils Départementaux et Etat) pour les établissements et services qui auront signé des Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens (CPOM). En d’autres termes, les financeurs ne sont plus obligés de tenir compte du coût réel du travail pour établir les budgets. Les employeurs devront faire avec l’enveloppe négociée pour 5 ans.
De ce fait, ces structures risquent de ne plus être en mesure financièrement d’appliquer les droits collectifs qui seront négociés dans les Conventions Collectives et accords d’entreprise après avoir contractualisé un CPOM avec leur(s) financeur(s).
LE DANGER : les directions chercheront certainement à utiliser la Loi Travail et les Ordonnances Macron-Pénicaud afin de pouvoir déroger de manière défavorable aux salariés et de ne pas appliquer les futurs avenants conventionnels, pour « rester dans leurs budgets ».
Ainsi, des chantages à l’emploi vont très certainement voir le jour pour « contraindre » les délégués syndicaux à signer des accords pour, par exemple, réduire le nombre de jour de congés trimestriel, ou encore ne pas appliquer le financement d’une prime, voire remettre totalement en cause les accords sur la durée du travail. Chacun aura compris qu’en cas de refus de négocier ces régressions, les employeurs auront beau jeu de dire que n’ayant pas de budget suffisant, ils se verront contraints de licencier…
Depuis des années, les gouvernements successifs avec leur bras armé, les Agences Régionales de Santé, ainsi que les Conseils Départementaux, attaquent les CCNT, réduisent les moyens, organisent les regroupements forcés d’établissements…
En 2009, la mobilisation des salariés avait fait échec à la volonté des employeurs de détruire la CCNT 66. Par cet article de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS), le gouvernement Macron-Philippe porte à notre secteur et à nos CCNT un coup très grave : le même qui avait été porté contre les EHPAD qui avaient perdu déjà en 2009 cette opposabilité. Aujourd’hui, nous pouvons voir le résultat : les personnes âgées dépendantes sont maltraitées, les personnels soignants usés mais déterminés à reconquérir leurs droits et de meilleures conditions de travail.
Les Fédérations FO et CGT de l’Action Sociale exigent le maintien du financement de tous les droits collectifs et donc le rétablissement de l’opposabilité des accords aux financeurs, et rappellent la déclaration de l’ensemble des organisations syndicales du 19 décembre : « Les organisations syndicales exigent le maintien de nos CCNT et l’abrogation de l’article 70 de la loi de financement de la Sécurité Sociale ».

vendredi 2 février 2018

Castelnau Magnoac : salarié.e.s et résident.e.s pour leur dignité

Article de la Dépêche

L'Ehpad Saint-Joseph à l'unisson

 
Le personnel et les résidents de la maison de retraite Saint-Joseph ont exprimé leur solidarité avec le mouvement national de revendication mené, ce mardi 30 janvier, par l'ensemble des Ehpad (Établissement d'hébergement de personnes âgées et dépendantes). Ils se sont exprimés de deux manières : une partie du personnel s'est jointe à la manifestation tarbaise tandis que l'autre, en compagnie des résidents, a mené une action devant l'établissement. Ici comme ailleurs, le mouvement était soutenu par l'encadrement. Il s'est déroulé sans avoir de répercussion sur les soins et services apportés aux résidents.

mardi 30 janvier 2018

Succès de la mobilisation des personnels des EHPAD

Belle manifestation à Toulouse aujourd'hui pour cette journée de mobilisation des personnels des EHPAD. Un cortège qui a rassemblé 1500 personnes, motivées et déterminées à ne rien lâcher !



Les interventions de nos camarades Céline, Pauline et Alain devant le Conseil Départemental de la Haute-Garonne :



A Tarbes, les collègues de Castelnau Magnoac étaient mobilisées avec les collègues des autres établissements. La manifestation a réuni 500 personnes selon La Dépêche dans les rues de Tarbes.






mardi 16 janvier 2018

Hécatombe dans le secteur médico-social : 20% des salarié.e.s touché par une affection psychique grave



Le 16 janvier, France Info évoque un rapport de l'Assurance Maladie sur les affections psychiques liées au travail qui sont en constante augmentation.
20% des salarié.e.s de notre secteur médico-social sont touché.e.s !

L'Obs consacre un article à ce dangereux phénomènes. Dans le secteur, c'est 900 cas de maladies reconnues par l'Assurance Maladie. Nous sommes malheureusement les en 3ème position en nombre et en 1ère en proportion du nombre de salarié.e.s.

Pour minimiser le phénomène réel, nos "managers" camouflent ces affections psychiques comme le burn-out derrière un terme qui ne veut rien dire : "les risques psycho-sociaux". Nous vous invitons à regarder la conférence gesticulée de Christophe Abramovsky qui aborde avec humour et sérieux cette question et résume sur son site : "La prévention des RPS est bien souvent l’occasion de dépolitiser la question du travail et d’en faire une procédure hygiéniste loin des réalités du terrain."



La Dépêche a interogé nos camarades de l'USD de l'Aude dont nous partageons les constats et les expemples :
« Les directeurs sont devenus des gestionnaires, regrette Florence Ducros, tout est administratif. Toutes les décisions sont imposées au personnel et elles sont souvent absurdes ». Et d'évoquer l'exemple d'une femme de ménage qui doit nettoyer une salle alors que des enfants s'y trouvent en présence de leur éducateur. Les exemples fourmillent et se multiplient. « La production de sens et de valeurs n'existe plus », affirme la militante syndicale.
Pour retrouver l'article entier, cliquez ici.